France

Laforge
LAFORGE Lucien (Paris 1889-1952 Paris) Né dans une famille de peintres et de musiciens, passe par les Beaux-Arts, se tourne vers le dessin de presse. Grand amateur de cirque et de clowns qu’il peint sur toile ; décorateur. S’adonne à la satire politique avec une verve parfois polémique. Son dessin, superbe, est largement cerné d’un trait gras, vidé en son centre. Illustre Rabelais, Beaudelaire, Perrault et les contes des mille et une nuits. Expose aux Indépendants et aux Humoristes. Primé au Salon de l’Araignée en 1920. Ecrit quelques livres dont « le film 1914 » publié en 1922. Interrompt sa production pendant la guerre. Frappé d’une attaque en 1945, réduit ses activités jusqu'à sa mort.
Pensées : La fantaisie est la seule raison d’être de la peinture. Le champ de la fantaisie est sans borne. Il n’y a pas de sujet. Tout a un égal potentiel d’intérêt. (1920).
Opinions : Laforge réhabilite la satire politique et lui donne une qualité d’art dont les polémistes semblent d’ordinaire se soucier très peu. (André Warnod, 1920) - Lucien Laforge est le fantaisiste d’instinct et de constante volonté. Il bouscule, renverse les valeurs, attribue à ce que l’on appelait l’essentiel un rôle insignifiant et accorde la vedette à un détail que tout autre eût négligé. (Francis Carco, 1921) - Laforge appartient à cette génération réfléchie qui avait choisi une fois pour toutes la défense de la liberté pour la liberté, en dehors de toute considération intéressée. En idéaliste passionné, il a défendu toute sa vie les causes perdues, sans jamais faire une concession à son art ; pour faire cela seul, il mérite donc les plus grands hommages. (Frédéric Delanglade, 1947) ..
Extrait du Dico-Solo

LE CANARD ENCHAÎNE, LE MERLE BLANC, LE CRAPOUILLOT, LE RIRE, L'HUMANITE,
la marraine

04-02-2009